1 er Colloque Centraméricain d’Archéologie Préventive

Lundi 14 et mardi 15 novembre 2016, Musée National d’Anthropologie du Salvador (MUNA), à San Salvador – avec la participation de Nicolas Grimal, du Collège de France.

Contexte et problématique

La richesse du patrimoine précolombien et colonial joue un rôle essentiel dans le rayonnement de l’Amérique Centrale. On notera qu’une dizaine de sites et ensembles de sites archéologiques et historiques de la région, particulièrement emblématiques, ont intégré la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO : les cités mayas de Tikal et de Quirigua, et la ville coloniale d’Antigua Guatemala, au Guatemala ; la cité maya de Copan, au Honduras ; le village précolombien de Joya de Cerén, découvert sous des couches de cendres volcaniques, au Salvador ; les ruines coloniales de Leon Viejo et la cathédrale de Leon, au Nicaragua ; les établissements comportant des sphères mégalithiques, dans la région du Diquis, au Costa Rica ; les fortifications de la côte caraïbe du Panama, les ruines de Panama Viejo et le district historique de la ville Panama.

Outre son prodigieux intérêt scientifique, le legs archéologique centraméricain a un impact considérable sur la culture, les arts, les identités nationales et communautaires, les relations internationales et l’économie. De fait, il suscite toujours plus de projets publics et privés, visant à promouvoir son étude, sa protection et sa mise en valeur. Il a même inspiré d’ambitieuses initiatives régionales, tels que l’organisation Mundo Maya, qui réunit les ministères chargés du tourisme du Guatemala, du Mexique, du Belize, du Salvador et du Honduras, et la Route du Patrimoine Mondial, développée sous l’impulsion du Conseil Centraméricain du Tourisme (un organe du Système de l’Intégration Centraméricaine – SICA).

D’un autre côté, toutefois, le patrimoine archéologique de l’Amérique Centrale est confronté à des menaces toujours plus grandes, en raison de la multiplication des projets d’aménagement portés par les gouvernements et les promoteurs, dans un contexte de croissance de l’économie et de la démographie. Bien entendu, les sept Etats de la région ont recours à l’archéologie de sauvetage, depuis des décennies ; mais on constate que partout, les dispositifs prévus en la matière présentent des lacunes importantes, qui s’aggravent avec le temps. Cette situation a donné lieu à des tragédies culturelles retentissantes, parmi lesquelles nous pouvons mentionner les destructions dramatiques subies par la métropole précolombienne de Kaminaljuyu, au Guatemala, le centre cérémoniel d’El Cambio, au Salvador, et la cité maya de Nohmul, au Belize ; ajoutons que les fortifications de la côte caraïbe du Panama ont été inscrites, par l’UNESCO, sur la liste du Patrimoine Mondial en péril.

Face à ces problèmes, les responsables des institutions en charge du patrimoine et de l’archéologie manifestent une préoccupation grandissante. Au Guatemala, le Conseil Technique de l’Archéologie, placé sous l’autorité du Ministre de la Culture, mène des réflexions devant conduire à une réforme de l’archéologie de sauvetage.

Objectifs

Le colloque aura pour vocation de devenir un espace international de divulgation, d’échanges et de propositions, sur le droit, la pratique et l’organisation de l’archéologie préventive en Amérique Centrale. Il aura pour ambition de contribuer significativement à la reconceptualisation et au développement de l’archéologie préventive en Amérique Centrale, ainsi qu’à une harmonisation régionale des textes officiels régissant la discipline.

Organisent

Ambassade de France au Salvador

Secrétariat de la Culture de la Présidence (SECULTURA) de El Salvador

Musée National d’Anthropologie du Salvador (MUNA)

CEMCA – Centre d’Études Mexicaines et Centraméricaines

IFAC – Institut Français d’Amérique Centrale

Eveha International

Participent

Nicolas Grimal, Collège de France
Dominique Bonnissent, Conservatrice régionale d’Arquéologie pour la Guadeloupe
Sébastien Perrot-Minnot, Eveha International
Barbara Arroyo, Ministère de la Culture et du Sport, Guatemala
Adriana Segura, Ministère de la Culture et du Sport, Guatemala
Edgar Carpio, USAC, Guatemala
Eva Martinez, UNAH, Honduras
Marlon Escamilla, Directeur du Patrimoine, SECULTURA El Salvador
Herbert Erquicia, Directeur du MUNA, El Salvador
Sagrario Balladares, UNAN, Nicaragua
Rigoberto Navarro, Eveha Nicaragua
Francisco Corrales, Musée National du Costa Rica
Tomas Mendizabal, expert indépendant, Panama

Evènement Facebook

JPEG

publié le 22/11/2016

haut de la page