Témoignages de Salvadoriens en France

José Villatoro, étudiant en classe préparatoire scientifique, boursier d’excellence de l’AEFE :
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- « Venir en France a été un grand changement (…). C’est une expérience qui en vaut honnêtement la peine. Ici, le système favorise beaucoup l’étudiant. Par exemple, il existe des restaurants universitaires dans lesquels tu peux déjeuner pour moins de 3 euros près de ta faculté ou de ton école. Il existe aussi des résidences universitaires du CROUS qui proposent des chambres vraiment bon marché avec l’eau et l’électricité incluses. Même si ce n’est pas du « tout-confort », ça vaut le coup.
- De plus, une fois que tu as ton titre de séjour, tu peux aller à la CAF (Caisse d’Allocations Familiales), qui t’aide pour payer ton appartement.
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- Moi, personnellement, je suis venu faire une classe prépa en Chimie. Le rythme de travail y est beaucoup plus soutenu qu’à la faculté. Je préfère donc avertir tout ceux qui souhaitent suivre les mêmes études : tenez-vous prêts à travailler.
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- Autre chose à savoir : le premier mois, les frais sont importants. Ne soyez donc pas surpris si vous dépensez le double de votre budget ; les choses se stabilisent une fois que vous avez réglé la caution du logement et l’inscription annuelle à l’école, et que vous avez acheté les assiettes, les couverts, etc.
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- Finalement, vous verrez, partir en France est quelque chose que l’on ne regrette pas. »
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- Ramón Guzman, étudiant en Master d’ingénierie :
- _ « Je suis venu en France dans le cadre du programme « n+i ». Celui-ci se décompose en trois étapes :
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- D’abord, un séjour de 6 semaines dans une académie de français. Dans mon cas, ça a été à Vichy, une petite ville très jolie dans le centre de la France. J’étais logé dans une famille française, des gens très gentils, et je crois que j’ai plus appris à parler le français avec eux qu’à l’école de langue.
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- Puis, on doit suivre un semestre dans une école d’accueil. Moi, j’ai dû aller à Saint Etienne. On y étudie les premières matières, et alors, on commence à se familiariser avec la méthodologie de l’enseignement français. Le plus dur pour moi, a été le retour aux études parce que cela faisait six ans que j’avais obtenu mon diplôme et que je n’avais pas touché un cahier.
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- On étudie le dernier semestre dans une autre ville. Je crois qu’avoir choisi une petite ville comme Mulhouse a été la meilleure option. C’est sûr que c’est différent de Paris, Toulouse, Lyon, etc., mais dans mon cas, l’intégration s’est faite beaucoup plus facilement qu’à Saint Etienne. Là bas, nous étions un groupe d’environ 125 personnes, c’était donc assez compliqué de se faire des amis. Ici, en revanche, nous sommes 26 personnes. Tous sont très gentils avec moi depuis le premier jour. Nous ne sommes que deux étrangers, un Chinois et moi. »
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- J’ai étudié le français à l’Alliance, régulièrement, pendant 3 ans. Je crois que quelqu’un avec un niveau de B1 peut se débrouiller, c’est à dire s’exprimer et comprendre ».

publié le 17/03/2009

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